Communiqué de la Fédération des Personnels des Services Publics et des Services de Santé Force Ouvrière
Les revendications des lycéens et des étudiants sont légitimes, tout comme celles des manifestants qui expriment leur ras-le-bol et réclament davantage de pouvoir d'achat. La Fédération Force Ouvrière des personnels des services publics et de santé condamne fermement les violences, les dégradations et les pillages commis hier, samedi 17 octobre 2026, en marge des manifestations organisées partout en France.
Rien ne peut justifier que l'on s'attaque aux commerces, aux mairies, aux bâtiments publics et aux équipements collectifs. Détruire ces lieux, c'est porter atteinte aux services rendus à la population, mais aussi aux institutions et aux symboles de la République, à laquelle Force Ouvrière est profondément attachée.
Nous exprimons tout notre soutien aux commerçants victimes de pillages ainsi qu'aux agents publics dont les outils de travail ont été dégradés, voire détruits.
Une nouvelle fois, ces mêmes agents, notamment territoriaux, se sont mobilisés pour nettoyer, réparer et remettre en état les équipements endommagés. Ils devront poursuivre ce travail dans les jours à venir. Ces femmes et ces hommes, trop souvent invisibles, méritent reconnaissance et respect. Ils n'ont pas à subir les conséquences de violences dont ils ne sont en rien responsables.
Pour Force Ouvrière, le droit de manifester est une liberté fondamentale. Les violences et les destructions ne peuvent être une réponse aux difficultés sociales. Elles ne doivent pas davantage servir à discréditer les revendications légitimes des manifestants pacifiques, que le gouvernement doit entendre et prendre en compte en toute responsabilité.
Alors que les collectivités subissent déjà de fortes contraintes budgétaires, ces dégradations entraîneront des dépenses supplémentaires, supportées par les budgets publics et les contribuables.
Défendre les agents publics, leurs outils de travail et nos services publics, c'est aussi défendre la République!