Zeeman : mouvement de grève pour obtenir un treizième mois

Rédigé le 08/05/2026
par Ariane Dupré, L'inFO militante

Pas de prime pour 2026, mais un treizième mois. C'est que revendique le syndicat FO de Zeeman dans les magasins de la chaîne d'habillement low cost pour protester contre des NAO au rabais. Un mouvement qui est reconduit le 9 mai.

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Pas de prime pour 2026, mais un treizième mois. C'est que revendique le syndicat FO de Zeeman, qui avait appelé à la grève les 8 et le 11 avril dans les magasins de la chaîne d'habillement low cost pour protester contre des NAO au rabais. Un mouvement qui est reconduit le 9 mai.

Alors que l'inflation repart à la hausse, les salariés du discount se mobilisent pour obtenir des augmentations salariales. C'est le cas chez Zeeman, enseigne néerlandaise spécialisée dans la vente de vêtements à bas prix, qui emploie 1900 salariés dans 300 magasins en France.

A l'appel de FO, 2e organisation syndicale, une grève a eu lieu les 8 et 11 avril pour protester contre des NAO aux propositions dérisoires pour 2026. A Marseille ou dans le nord de la France, les salariés d'une soixantaine de magasins ont débrayé lors de ces deux journées. La direction nous proposait une enveloppe globale de 300 000 euros pour des mesures de primes exceptionnelles. Soit l'équivalent de 160 euros par salarié pour 2026. On ne pouvait pas se contenter de cela. Chez Zeeman, les salariés sont les moins bien lotis du discount. Les vendeurs sont payés au Smic et nous n'avons toujours pas de 13e mois ni de tickets restaurants explique Karima Saldhi, DS FO chez Zeeman France.

Un treizième mois progressif

La pilule passe d'autant plus mal que le groupe se porte bien. En France, le chiffre d'affaires de Zeeman a progressé de 0,3% pour l'exercice 2025. En 2024, la filiale française a réalisé près de 180 millions d'euros de chiffre d'affaires. Zeeman investit dans l'informatique, dans un réseau de caméras de surveillance en magasin qui va coûter très cher, mais continue de nous dire qu'ils n'ont pas l'argent pour nous augmenter s'indigne la militante.

Si l'annonce de la grève a conduit la direction a réhausser le montant de l'enveloppe à 570 000 euros (soit une prime de 300 euros par salarié pour 2026), pour FO, le compte n'y est pas : Ça fait la deuxième année qu'on nous propose une prime en guise de NAO et rien en augmentation générale salariale. Ce n'est plus possible. Nous demandons à ce que cette enveloppe soit dédiée à un treizième mois, avec une mise en place progressive explique Karima Saldhi. Ce 13e mois apporterait une augmentation salariale sécurisante pour les salariés de l'enseigne, fait valoir la militante.

Une nouvelle grève dès le 9 mai

Le 14 avril, une nouvelle réunion en visioconférence avec les services RH Europe et France de Zeeman n'a conduit à aucune avancée. FO demandait à rencontrer le P-DG néerlandais du groupe ou son adjoint. Ce fut une fin de non-recevoir. Faute d'avancée, la grève reprendra le 9 mai, et cette fois-ci en intersyndicale a annonce FO, deuxième organisation syndicale dans l'entreprise.