Pas touche à notre 1er mai

Rédigé le 02/05/2026
par Ariane Dupré, L'inFO militante

Pas touche à notre 1er mai, il appartient aux travailleurs!

En ce 1er Mai, journée internationale de revendications des travailleurs, à travers diverses initiatives, dont des manifestations et meetings, les militants FO ont réaffirmé leur détermination à lutter pour la paix et la justice sociale. Leur détermination aussi à faire aboutir leurs revendications salariales et à défendre leurs droits, notamment celui d'un 1er mai férié, chômé et payé, victime actuellement d'attaques : On ne touche pas au 1er Mai a prévenu Frédéric Souillot, lors du meeting FO organisé à Paris.

Pour la paix et les droits des travailleurs, Le 1er mai appartient aux travailleurs, … A Bordeaux, Nancy ou encore Montpellier, ces banderoles étaient arborées dans les cortèges ce 1er Mai, en cette journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs. Cette journée symbole célébrait aussi cette année ses 140 ans.

Les travailleurs, actifs et retraités, ont répondu présents. 300 000 ont notamment participé à des manifestations sur le territoire. Constitués par des intersyndicales ou pas, on comptait cette année trois cent-vingt cortèges. Ainsi un millier de manifestants dans l'Aveyron dans les villes petites et moyennes, des cortèges aussi dans le Rhône dont à Annecy, des manifs encore dans l'Eure, dans le Maine-et-Loire (avec notamment 2000 personnes défilant à Angers), un cortège de 1500 travailleurs à Avignon,1300 à Cherbourg, un millier à La Rochelle, 800 à Saint-Nazaire, 5000 à Strasbourg, 2000 à Metz, …

FO présente aussi à Chicago

A Paris, sous un soleil éclatant, organisée par l'URIF-FO, la journée du 1er Mai a démarré au Mur des fédérés, au Cimetière du Père Lachaise, pour le traditionnel hommage aux combattants de la Commune fusillés en 1871. Autre moment de recueillement, celui organisé devant la tombe de Léon Jouhaux, dirigeant historique de FO et prix Nobel de la paix en 1951. A cette occasion le secrétaire général de la confédération, Frédéric Souillot, a rappelé devant des militants rassemblés combien le slogan Pour le pain, la paix et la liberté restait juste et actuel. Nous sommes les dignes héritiers de Léon Jouhaux. Et nous continuerons à défendre les droits des travailleurs a-t-il souligné. Cette année, pour ces 140 ans du 1er Mai, une délégation FO, conduite par le secrétaire confédéral chargé du secteur Europe-International, Branislav Rugani, était présente à Chicago aux États-Unis pour célébrer la mémoire des ouvriers massacrés par la Police à Haymarket Square le 4 mai 1886, trois jours après le début de grèves le 1er mai. Dès 1889, l'internationale ouvrière décidera de faire du 1er Mai une journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs. Au nom de la confédération FO, le secrétaire confédéral a rappelé A un moment où les droits fondamentaux des travailleurs sont menacés, aux États-Unis d'Amérique, en Italie, en France ou dans d'autres parties du globe, il est plus que jamais important de se rappeler notre histoire, notre passé.

Avec les camarades américains, FO a donc célébré cette année les héros qui ont mené la lutte pour la journée de travail de 8 heures, qui ont inspiré tant de syndicalistes à travers le monde à se battre pour de nouveaux droits jusqu'à ce jour a rappelé Branislav Rugani. Et le secrétaire confédéral de souligner encore la coopération historique entre FO et l'AFL-CIO et l'amitié profonde entre notre fondateur et Prix Nobel de la Paix, Léon JOUHAUX, et les dirigeants de l'AFL-CIO depuis le début du XXe siècle.

FO dans la défense, toujours, du 1er Mai

A Paris, un meeting organisé par l'URIF-FO et rassemblant des militants d'Ile-de-France, des unions départementales et de diverses fédérations s'est tenu à midi, place Gambetta dans le 20e arrondissement. Lors de ce rassemblement, Frédéric Souillot est revenu sur la récente victoire syndicale soit l'obtention du retrait de la proposition de loi qui visait à déréglementer le travail le 1er Mai en ouvrant la possibilité de l'entendre à moult secteurs (boulangeries, commerces alimentaires, magasins culturels…). Alors qu'un projet de loi a été lancé par le gouvernement, le desserrement des règles encadrant le travail le 1er mai ne devrait concerner, peut-être dès 2027, que les artisans boulangers-pâtissiers et les artisans fleuristes, et cela avec des conditions négociées par accord de branche. Le 1er mai doit rester chômé et payé. On ne touche pas au 1Er mai! a réaffirmé Frédéric Souillot sur le mode de la mise en garde à l'adresse du gouvernement. Des militants, participant au meeting parisien place Gambetta, ont appelé à ne pas relâcher la pression : le gouvernement a certes reculé sur le 1er Mai. Mais il faut continuer à se battre pour nos acquis. C'est la méthode de la souris : l'exécutif cherche à grignoter petit à petit sur nos jours fériés a ainsi pointé Eve Costes, militante de la Fec-FO tandis que d'autres militants s'inquiétaient d'une montée en charge dans le monde des entraves à la liberté d'expression syndicale. L'austérité budgétaire en France a été aussi sujet à critiques. Le gouvernement continue à baisser les moyens pour les hôpitaux, les écoles ou les services sociaux. On ne peut pas accepter ça a ainsi fustigé Clément Poullet, secrétaire général de la FNEC FP FO.

Plus que jamais, faire aboutir la revendication salariale

Frédéric Souillot a appelé les militants à se mobiliser pour faire aboutir les revendications de FO : La première d'entre elles, c'est l'abrogation de la réforme des retraites de 2023. Nous voulons aussi l'augmentation des salaires et du point d'indice. Cette année d'autant plus, la revendication salariale figurait en bonne place dans nombre de cortèges. Avec la reprise de l'inflation, poussée par la hausse des prix des carburants - cela dû à la guerre au Moyen-Orient- le pouvoir d'achat est la première préoccupation des travailleurs a ainsi souligné la secrétaire générale de FO-COM, Christine Besseyre. Il faut y répondre et lutter pour augmenter les salaires. La solution n'est pas dans des primes d'intéressement non pérennes, qui en plus, ne comptent pas pour la retraite.