Duralex : déjà trois candidats déclarés à la reprise
L es candidats à la reprise de la célèbre verrerie Duralex ont jusqu'au 11 septembre pour déposer une offre. Les dossiers seront examinés par le tribunal de commerce d'Orléans lors d'une audience programmée le 17 septembre. Au 6 août, date limite initialement fixée pour le dépôt des offres, trois candidats s'étaient fait connaître.
Il s'agit de l'entrepreneur Cédric Meston, qui a racheté récemment Tupperware France, du groupe de fonderie Carlesimo (déjà candidat à la reprise de Duralex il y a deux ans) et d'un fonds de pension hongkongais.
Peu de détails ont filtré sur ces offres. Mais quel que soit le repreneur, Gualter Teixeira, secrétaire du syndicat FO et administrateur, redoute des suppressions de postes à venir pour les 243 salariés.
Cinquième redressement judiciaire
Bien que très populaire auprès des Français, le fabricant de verres réputés incassables avait été placé en redressement judiciaire, pour la cinquième fois de son histoire, en juin dernier. Un plan de cession avait été validé début juillet.
L'entreprise, située à La Chapelle Saint-Mesmin, dans le Loiret, avait été reprise il y a deux ans par ses salariés sous forme de société coopérative ouvrière de production (Scop). Elle explique ses difficultés par des tensions de trésorerie
, liées notamment à une hausse des coûts de l'énergie.
Fibre Excellence : l'usine de Tarascon liquidée, FO continue le combat
L e tribunal de commerce de Toulouse ayant rejeté, le 30 juillet, le projet de reprise du groupe Fibre Excellence porté par le financier Matthieu Pigasse, l'usine de pâte à papier de Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône, a été liquidée et a fermé le 28 août. L'usine de Saint-Gaudens, en Haute-Garonne, bénéficie pour l'instant d'un sursis, une offre de reprise étant sur la table.
Appel à une nationalisation provisoire
C'est un coup de massue
pour le syndicat FO de Tarascon qui s'est battu durant des mois, avec le soutien notamment de la confédération, pour tenter de sauver l'usine et les emplois. Outre l'impact social de la fermeture, il alerte sur les risques environnementaux encourus autour du site, classé Seveso, le mandataire ayant réduit la sécurité à quelques salariés.
Dans un communiqué daté du 3 septembre, les secrétaires généraux de la fédération FO-Construction, des UD FO des Bouches-du-Rhône et de Haute-Garonne et des UL réitèrent leur appel à une nationalisation provisoire des deux usines, seul cadre permettant le maintien de l'industrie papetière du pays et de la filière bois-papier française
.
À Tarascon, cette décision permettrait, au-delà de garantir la sécurité et la sûreté du site, la réintégration des 270 salariés, la reprise d'activité des process de production et la réactivation des 5 000 emplois induits pour toute la filière bois de la région Sud-Est
, soulignent les signataires.