Lancée le 5 décembre par le gouvernement, la conférence Travail, Emploi, Retraites
(TER) aura réuni pendant six mois syndicats et patronat, à l'exception du Medef. Pour le gouvernement, cette conférence, coordonnée par Jean-Denis Combrexelle, ex-conseiller d'État, ne visait pas la négociation. Les ateliers, animés par des experts et encadrés par trois garants
, visaient à établir des diagnostics
utiles pour le débat public. Mais dès l'ouverture de cette conférence, FO a rappelé son refus d'alimenter les programmes de la future élection présidentielle. Et elle a revendiqué l'ouverture de négociations à l'issue des débats, dans le cadre de l'agenda social autonome.
La synthèse des débats attendue pour mi-septembre
La TER s'est achevée le 3 juillet, après une avant-dernière séance sur les retraites le 1er juillet. La conférence n'aura pas été sans tension. Au printemps, FO avait menacé de la quitter faute d'avancées concrètes. La situation s'est débloquée en mai, lorsque le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, s'est dit prêt à accompagner
les interlocuteurs sociaux s'ils souhaitaient ouvrir des négociations autonomes sur l'emploi des jeunes et sur l'intelligence artificielle. Des points satisfaisants pour FO, qui veut avancer en particulier sur l'emploi des jeunes. Autre satisfecit : côté retraites, le système par répartition fait consensus et a été réaffirmé. On a aussi commencé à parler de mettre en œuvre un conditionnement des aides versées aux entreprises. Le principe est établi
, s'est réjouie Patricia Drevon, secrétaire confédérale et chef de file pour FO. La synthèse des débats de la TER est attendue pour mi-septembre.