Qu'ils entretiennent les routes, vous soignent, enseignent à vos enfants, assurent votre sécurité physique ou alimentaire, les agents publics n'ont rien à vendre. Ils sont là pour offrir le même service à tous et contribuent à faire vivre la devise républicaine : liberté, égalité, fraternité.
Malgré les larmes de crocodile versées lors de chaque crise pour les saluer, les agents publics sont victimes, depuis de nombreuses années, d'un véritable rouleau compresseur qui les voit seulement comme une dépense qu'il faudrait réduire. Le projet est clair : détruire ce bien commun, tout externaliser, privatiser et créer une société à deux vitesses. Ceux qui peuvent payer et les autres. Or, la fonction publique n'est pas une entreprise qui s'installe là où il y a un marché et des perspectives de profits. Et, pour FO, ses agents ne sont pas un coût mais une richesse! Les services publics font vivre la République et contribuent à la cohésion sociale.
Derrière les mots froids de maîtrise des dépenses, trajectoire budgétaire, réduction du déficit, il y a une réalité très concrète : des postes en moins, des missions et des compétences abandonnées, des services qui se dégradent, des citoyens laissés sur le bord du chemin. On nous répète qu'il faudrait faire mieux avec moins. Mais chaque poste supprimé, c'est une surcharge de travail, une dégradation des conditions de travail, une perte de qualité du service rendu. C'est moins de service public.
Et le constat vaut pour les trois versants de la fonction publique, l'État, l'hospitalière et la territoriale. Moins de fonctionnaires dans la fonction publique d'État, cela se traduit dans les services par des guichets fermés, une dématérialisation à marche forcée, des citoyens sans interlocuteurs… Dans la police et la justice, ce sont des délais qui explosent, des agents épuisés, une perte de sens du travail. À l'Éducation nationale, cela se traduit par des classes surchargées ou fermées, des remplacements non assurés, une école à deux vitesses. Moins d'État, ce n'est pas plus d'efficacité. C'est plus d'inégalités!
Le constat vaut aussi pour la fonction publique hospitalière. L'austérité à l'hôpital, ce sont des lits qui ferment faute de personnel, des services qui disparaissent, des urgences qui saturent. Dans le versant territorial, l'effort budgétaire attendu de la part des collectivités est énorme. L'État transfère les compétences mais retire les moyens. Concrètement, cela signifie des crèches fermées, moins d'entretien des écoles, moins de transports publics. Dans les communes, départements et régions, moins d'agents, moins de moyens, ce sont des services publics qui rétrécissent pour les citoyens.
FO alerte depuis longtemps sur les conséquences sociales et humaines de ces politiques budgétaires d'austérité et refuse cette paupérisation de la République.
FO combat l'austérité perpétuelle
Concrètement, pour les agents, qu'ils soient titulaires ou contractuels, c'est une perte de pouvoir d'achat équivalente à plus de 30% depuis 2000, à la suite de la non-revalorisation de la valeur du point d'indice. C'est le tassement des grilles indiciaires et le déclassement généralisé.
Défendre les services publics, c'est refuser une fonction publique sans avenir, sans perspective, sans salaires attractifs, sans effectifs suffisants, sans amélioration des carrières et conditions de travail des agents. Il est urgent de préserver les enjeux de continuité du service public, tant dans le respect de ses agents que dans celui du principe d'égalité d'accès de ses usagers, tous victimes des déserts administratifs créés par ces politiques d'austérité.
Illustration de cela : plus de quatre usagers sur dix rencontrent des difficultés pour contacter un agent, pour obtenir des informations ou un rendez-vous, conséquence du virage du tout numérique et de la baisse des effectifs dans les services; presque un quart des personnes (23%) a renoncé à au moins un droit (allocation notamment) au cours des cinq dernières années, selon le Défenseur des droits.
Pour FO, il faut réimplanter des structures de plein exercice dans tous les territoires.
Les revendications de FO sont donc claires : une fonction publique qui fonctionne, c'est l'assurance d'un service public efficace, au service des citoyens. Les fonctionnaires doivent pouvoir vivre dignement de leur travail! Ils ne doivent pas être la variable d'ajustement budgétaire permanente. Ils ne sont pas un «coût». Ils sont le ciment de la République. Les élections qui se tiendront à la fin de l'année sont importantes.
En conséquence, voter FO est plus que nécessaire. C'est défendre les missions des agents, leur statut, nos services publics!