Malgré le retour de l'inflation ayant entraîné la revalorisation du Smic au 1er juin dernier, l'allocation minimale versée aux demandeurs d'emploi n'a bénéficié d'aucune augmentation au 1er juillet. Ce n'était pas arrivé depuis 2016.
Malgré le retour de l'inflation ayant entraîné la revalorisation du Smic de 2,41% au 1er juin dernier, l'allocation minimale versée aux demandeurs d'emploi va rester figée à 32,13 euros par jour, un montant resté inchangé depuis un an. Le 30 juin, lors du conseil d'administration de l'Unédic, FO, ainsi que l'ensemble des autres syndicats, a revendiqué une augmentation des allocations chômage à hauteur de 2,41%, comme pour le Smic, dès le 1er juillet.
Mais le patronat s'est opposé à toute revalorisation, estimant prioritaire de rétablir les finances publiques
. En l'absence de majorité, avec autant de voix pour que de voix contre, aucune augmentation n'a été décidée, ce qui n'était pas arrivé depuis 2016.
Un montant moyen de 1 040 euros par mois
Refuser toute revalorisation des allocations chômage, c'est faire supporter aux seuls demandeurs d'emploi le coût de la hausse des prix
, réagit Yanis Aubert, secrétaire confédéral chargé de l'emploi, qui dénonce une position profondément injuste
. Elle condamne les demandeurs d'emploi à subir de plein fouet les effets de l'inflation, alors même qu'ils disposent de faibles revenus
, ajoute-t-il.
Selon l'Unédic, au quatrième semestre 2025, plus de la moitié des demandeurs d'emploi touchaient en effet moins de 1 000 euros net mensuels, pour une allocation moyenne de 1 040 euros net. Le négociateur FO rappelle également qu'une allocation insuffisante fragilise notamment la capacité à mener des démarches de recherche d'emploi dans de bonnes conditions. Le patronat a renvoyé la négociation sur la revalorisation à une date ultérieure, mais sans arrêter aucune échéance ni aucun engagement.