Après cinq jours de mobilisation, les salariés d'Orano Melox ont obtenu ce que FO demandait depuis longtemps : des augmentations assorties d'un «talon» pour les plus bas salaires.
La mobilisation a fini par payer, après cinq jours de grève à l'appel d'une intersyndicale à laquelle participe FO. Les salariés du site d'Orano Melox, situé à Chusclan (Gard), ont obtenu un projet d'accord salarial que FO accepte.
Filiale d'Orano Recyclage, Orano Melox emploie environ 1 000 salariés à la fabrication de Mox, un combustible à base de plutonium qui sert dans les centrales nucléaires. Son maniement est très délicat et risqué pour la santé. Les salaires minima sont néanmoins très faibles, aux alentours du Smic. FO revendiquait donc, depuis des années, que les augmentations de salaires comportent un «talon» pour les plus bas d'entre eux.
Les salariés de la production ont bloqué l'usine
C'est ce que les salariés ont fini par obtenir à l'issue de négociations annuelles tendues, qui se sont terminées le 15 décembre. Pour les non-cadres : 1,2% en augmentation générale avec un talon de 33 euros bruts et +0,8% pour les augmentations individuelles (AI). Pour les cadres : 2,4% d'AI, avec la garantie que 90% seront concernés. FO signera
, déclare Tristan Maison, délégué syndical.
Ces augmentations ont été arrachées après une mobilisation de cinq jours qui s'est poursuivie jusqu'au 12 décembre. Soutenus par l'union départementale FO du Gard, présente sur place pendant deux jours, les salariés de la production ont arrêté l'usine
, rapporte Tristan Maison. L'objectif de production de Mox devrait néanmoins être atteint, ce qui déclenchera le versement d'un intéressement.
Une mobilisation qui paie
Le mouvement a payé
se réjouit légitimement le délégué. Nous avons démontré à la direction notre capacité de mobilisation, et qu'une soixantaine de salariés de la production peuvent stopper l'usine, Mais pour certains, c'est cinq jours de salaire en moins
. Tous les salariés percevront les augmentations de salaire. La mobilisation a également permis d'arracher à la direction l'ouverture d'une négociation sur la «fidélisation», qui devrait concerner les plus bas salaires.