Branche conchyliculture : les minima conventionnels revalorisés

Rédigé le 12/02/2026
par Fanny Darcillon, L'inFO militante

La FGTA-FO est signataire d'un accord de branche prévoyant une augmentation générale des salaires, applicable au 1er février. Une bonne nouvelle dans un secteur qui sort tout juste de la crise du norovirus.

Pour les 18 000 salariés de la filière conchylicole, qui produisent les huîtres, moules et autres coquillages emblématiques de la tradition culinaire française, les minima salariaux de la branche évoluent. La Fédération générale FO des travailleurs de l'alimentation, des tabacs et des services annexes (FGTA-FO) a décidé de signer l'accord de branche prévoyant une revalorisation de 1,6% pour les échelons 2 à 6 (1,18% pour l'échelon 1). Cette négociation permet de couvrir l'inflation constatée de 0,9% sur l'année 2025 et d'aller plus loin que l'augmentation du Smic, souligne Richard Roze, secrétaire fédéral chargé du secteur. Cette hausse correspond au haut de la fourchette de ce qui est négociable dans le périmètre de la FGTA, indique le militant.

Les négociations étaient loyales et se sont faites en bonne entente, se réjouit-il par ailleurs. Il y a un dialogue social plutôt ouvert et constructif dans cette branche. Un fait suffisamment rare aujourd'hui pour être souligné. Cette revalorisation, applicable au 1er février, représente d'autant plus une victoire qu'il n'est pas toujours aisé d'obtenir des avancées sociales dans les secteurs les plus atomisés. La filière compte des adhérents syndicaux isolés, pas forcément connus de la fédération. Ce sont de petites structures, souvent de moins de dix salariés. Les employeurs ont une plus grande proximité avec les salariés, ils ont une approche un peu plus humaine. Cette négociation pourrait avoir un effet boule de neige, espère le secrétaire fédéral : Elle nous fournit une référence pour les négociations dans d'autres branches par la suite.

Des travaux pour assainir les parcs ostréicoles

Si la conchyliculture reste une particularité française – le pays se classe au deuxième rang européen pour la production et même au premier pour les huîtres –, le secteur a connu d'importantes difficultés ces dernières années. Les fêtes de fin d'année en 2023 avaient été marquées dans plusieurs bassins d'élevage par la crise du norovirus, pathogène responsable de la gastro-entérite. Si les problèmes étaient bien circonscrits géographiquement, la peur s'était cependant étendue à l'ensemble des consommateurs, créant une forte chute des ventes. L'État avait alors annoncé un investissement de 11 millions d'euros pour des travaux d'assainissement, ainsi que des mesures de soutien aux ostréiculteurs.