Pendant que tout le monde dérape, la FNTL FO-UNCP remet les pendules à l'heure

Rédigé le 07/01/2026
par FO UNCP

Communiqué de la Fédération Nationale des Transports et de la Logistique Force Ouvrière - UNCP

Alors que les salarié(e)s des entreprises de Transport Routier de Voyageurs (TRV) subissent depuis plusieurs années une inflation galopante, atteignant des records historiques sur les prix à la consommation, l'alimentation, et les dépenses contraintes du quotidien, un accord pour une augmentation en linéaire de 1,3% sur les taux horaires a été signé.

Ce n'est pas une négociation, c'est l'organisation délibérée d'une perte de pouvoir d'achat.

Derrière des discours alarmistes et mensongers, se cache une réalité simple, faire payer la crise aux salarié(e)s, pendant que les entreprises continuent de bénéficier d'aides publiques massives et d'allègements généraux (la réduction générale dégressive des cotisations et contributions sociales, et les réductions proportionnelles des cotisations d'assurance maladie et d'allocations familiales).

Face à cet entêtement et au mépris affiché pour les réalités du terrain, la FNTL FO-UNCP, refuse de valider une augmentation linéaire de 1,3%, synonyme d'appauvrissement organisé.

Signer c'est cautionner une pseudo-négociation. La FNTL-FO refuse de servir d'alibi social.

On nous parle d'attractivité mais, c'est un passage en force, un déni de démocratie sociale, une provocation. La FNTL FO-UNCP dénonce une méthode brutale, prématurée et méprisante, qui vide la négociation collective de tout sens. Comment oser parler d'attractivité avec 1,3% d'augmentation salariale, des amplitudes journalières extrêmes, des coupures imposées, des conditions de travail toujours plus dégradées, des carrières bloquées et non reconnues.

Et pendant ce temps, les entreprises du secteur profitent des financements publics, captent les aides des collectivités, sécurisent leurs marges… Mais refusent obstinément de redistribuer.

Le patronat ne fidélise pas, il épuise, il décourage, et il pousse les salarié(e)s à quitter le secteur.

Les entreprises de TRV sont largement financées par l'argent public. Pourtant, ce sont toujours les salarié(e)s qui servent de variable d'ajustement. L'argent public ne doit pas financer la précarité salariale, il doit servir à payer dignement le travail.

Signer ces accords reviendrait à entériner l'appauvrissement des salarié(e)s, valider la dégradation continue des conditions de travail, et renoncer à toute ambition salariale pour le secteur.

La FNTL FO-UNCP refuse de trahir les salarié(e)s pour sauver les apparences.

FO ne négocie pas la misère, FO ne signe pas l'appauvrissement, FO ne lâchera rien.

La détermination Force Ouvrière, La force du droit, La défense des salarié(e)s.