Branche chimie : FO n'acceptera pas une classification au rabais

Rédigé le 25/02/2026
par Ariane Dupré, L'inFO militante

Les premiers travaux ont démarré le 28 janvier dans la branche chimie, en vue de renégocier la classification conventionnelle. FO a rappelé son attachement à des garanties collectives d'évolution de carrière, que le patronat aimerait remettre à plat.

Le chantier d'une révision de la grille de classification dans la branche chimie a démarré. Le 28 janvier, une première réunion du groupe technique paritaire s'est tenue pour lancer les travaux. Ces groupes techniques, réunissant patronat et syndicats, se réuniront jusqu'à fin 2027, avant l'ouverture de négociations. FO ne nie pas la nécessité de revoir certains aspects de cette classification qui date de 1978. «Nous ne sommes pas fermés à réaménager certaines choses : il faut revoir les coefficients pour les ouvriers. Certains coefficients étant devenus obsolètes, les perspectives d'évolution des opérateurs sont trop limitées. Le problème est que le patronat nous a fait comprendre qu'il souhaitait revoir certaines revalorisations automatiques, liées à l'âge ou à l'ancienneté. Pour nous, il n'est pas question d'affaiblir ces garanties collectives», prévient Pascal Miralles, secrétaire fédéral chargé de la branche chimie à la fédération FO-Chimie. Le militant rappelle que la grille actuelle offre de solides garanties collectives aux 225000 salariés de la branche. Elle contient des dispositions très favorables, notamment pour l'avancement de carrière, et donc pour les salaires, des ingénieurs de recherche de la chimie, cela en fonction du diplôme, de l'âge et de l'ancienneté. Or, si le patronat veut revoir cette classification, «c'est pour introduire plus d'individualisation, à la main des employeurs, en matière de rémunération et d'avancement professionnel. Nous ne voulons pas de cela pour les salariés».

Revaloriser l'ensemble de la grille

Lors de cette réunion, FO a également rappelé son opposition à un principe de critères classants ou à une classification par points. «On ne veut pas voir apparaître des critères de compétence ou de performance», explique Pascal Miralles. En ce début de discussions, les organisations syndicales, et notamment FO, ont surtout affiché leurs lignes rouges et posé des jalons : «Ce qu'on aimerait, c'est plutôt revaloriser la grille de classification dans son ensemble, en particulier les minima qui sont au Smic», indique le militant. La prochaine réunion est prévue le 10 avril.