Dans la branche textiles artificiels, synthétiques et assimilés, qui compte quelques 56 000 salariés, la grille de rémunération démarre à 1 857 euros brut, soit 10 euros de moins que le Smic revalorisé. Les deux premiers coefficients se situent donc désormais en dessous du salaire minimum. Bien sûr, cela grogne chez les salariés car avec l'augmentation automatique du Smic, les trois premiers coefficients se situent quasiment au même niveau
, observe Véronique Bréger, secrétaire fédérale et responsable de branche à la fédération FO de la Chimie. L'ancienneté ne serait donc plus valorisée.
Dans notre secteur beaucoup de salariés sont vraiment payés au ras de la grille, observe aussi la militante. Les salaires sont très bas, cela rend le recrutement difficile et même cela favorise les départs.
Un rendez-vous de négociation le 17 juin
Et la secrétaire fédérale de rappeler que par le passé, l'entreprise dans laquelle elle est salariée avait dû faire appel à des travailleurs étrangers pour un coût final plus élevé que si une augmentation des salaires avait été appliquée. Sans compter que lorsqu'on laisse partir des gens, ce sont des compétences et de l'expérience qui disparaissent.
Le dernier accord de branche date du 1er janvier. Les organisations syndicales avaient alors obtenu 1,5% d'augmentation, accompagnés d'une clause de revoyure. Rendez-vous est pris pour le 17 juin
, soulignait au début du mois Véronique Bréger, confiante dans l'issue de la négociation, indiquant que la représentation patronale peut se montrer conciliante lorsqu'il y a de l'inflation
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