Fin du feuilleton qui avait commencé il y a quatre mois : le projet de loi de finances (PLF) pour 2026 a été adopté le 2 février. Après l'utilisation en quelques jours de trois 49.3. En s'appuyant sur la loi de financement de la Sécurité sociale (adoptée en décembre) et la loi de finances, le gouvernement vise un déficit public ramené à 5% du PIB (contre 5,4% en 2025). En octobre, le projet, s'appuyant sur celui de l'ex-Premier ministre François Bayrou, visait 4,7%.
La sphère publique toujours dans le viseur
Si le contenu du texte adopté peut apparaître moins dur que prévu initialement (avec finalement l'indexation du barème de l'impôt sur le revenu à l'inflation, le non-gel des pensions et prestations sociales ou encore l'abandon de la suppression de l'abattement fiscal pour les retraités imposables…), les mesures demeurent sévères. Entre autres celles visant la sphère publique, avec une nouvelle année de gel des salaires indiciaires pour les 5,7 millions d'agents, des baisses de crédits pour nombre de missions et des suppressions de postes. À l'Éducation nationale notamment. Plus de 4 000 suppressions de postes! Des milliers de fermetures de classes à venir! Inacceptable!
, pointe la FNEC FP-FO. La sévérité sur les dépenses est patente (leur progression se replie de 0,8 point cette année, à 0,9% contre 1,7% en 2025) et se traduit, entre autres, par une baisse de moyens de 2 milliards d'euros pour les agences/opérateurs de l'État, l'amputation de plus d'un milliard d'euros de crédits pour France 2030, ou encore une baisse de 300 millions pour le fonds vert, chargé cependant de soutenir les territoires dans la transition écologique. Parallèlement, l'absence d'un apport massif de recettes supplémentaires, par une sollicitation plus importante des entreprises et des ménages les plus riches, demeure. Parmi les quelques mesures phares, mais à l'envergure limitée, une taxe sur les holdings devrait afficher le rendement désuet de 100 millions d'euros. Celui de la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises (trois cents concernées) est prévu quant à lui à 7,3 milliards d'euros, contre 8 milliards en 2025.