Victoire au CHU d'Angers, après quatre mois de grève

Rédigé le 04/05/2026
par Sandra Déraillot, L'inFO militante

La mobilisation porte enfin ses fruits au CHU d'Angers. Un protocole d'accord permettant de déclencher l'arrivée de soignants en renfort en cas de forte tension sur l'activité a été signé.

Les agents des urgences du centre hospitalier universitaire d'Angers ont obtenu des renforts, après quatre mois de mobilisation. Entrés en grève le 19 janvier, ils revendiquaient l'ouverture de lits d'aval et le renfort d'un poste d'aide-soignant 24/24. Ils dénonçaient également des conditions d'accueil et de prise en charge indignes. Comme l'a rapporté Benjamin Delrue, secrétaire du syndicat FO du CHU d'Angers et secrétaire régional FO SPS à la tribune du Congrès FO qui se tient actuellement à Dijon : Trois patients sont décédés aux urgences entre décembre et janvier sans avoir eu la chance d'être vus par un médecin. En janvier, un jeune homme a passé 21 jours, sous contention, aux urgences faute de place en psychiatrie. Et hier, 14 personnes attendaient qu'une place se libère pour eux en psychiatrie.

Vers une unité de tension hospitalière?

D'après un protocole signé le 23 avril, trois postes équivalents temps plein d'aides-soignants dédiés à la psychiatrie seront créés au sein d'un pool et pourront être envoyés dans le service dès que huit patients seront en attente d'un lit d'hospitalisation. Un poste infirmier et un poste d'aide-soignant supplémentaire viendront renforcer le pool de remplacement durant l'hiver, de décembre à mars. Ils seront activés en fonction des stades du plan Hôpital en tension. Le protocole inclus également un renfort systématique des équipes de nuit en cas de forte tension. La direction se serait par ailleurs engagée à étudier la possibilité d'ouvrir une «unité de tension hospitalière». Pour le syndicat, cet engagement représente un pas vers l'ouverture de lits.

Si la grève est suspendue, une rencontre de suivi est prévue pour le mois d'octobre. Le syndicat n'exclut pas de reprendre le mouvement si le protocole n'était pas respecté ou que la situation se dégradait davantage. On ne peut pas accepter que les hôpitaux soient mis au pas de l'austérité quand dans le même temps des milliards sont injectés dans l'armement,. Des bras, des lits, de l'argent pour l'hôpital!