Fonction publique : silence ministériel sur les salaires et les carrières

Rédigé le 24/02/2026
par Valérie Forgeront, L'inFO militante

«Rien, rien et rien», voilà ce qui se passe actuellement entre les agents publics et le ministre délégué à la Fonction publique, David Amiel, fulmine Christian Grolier, le secrétaire général de FO-Fonction publique. Pas la moindre réunion pour l'instant sur les carrières et les rémunérations... Le ministre avait cependant annoncé le 13 janvier, lors d'un Conseil commun de la fonction publique, un cycle de discussions sur le sujet. Il entendait alors discuter entre autres du régime indemnitaire et de la mise en valeur des parcours et lançait une date de réunion, le 26 mars. Les agents demandent eux des actions immédiates. Eux dont les salaires sont gelés pour la troisième année consécutive via la loi de finances de 2026, laquelle prévoit aussi la baisse de crédits ministériels et des suppressions d'emplois.

En revanche, une réduction des droits!

FO revendique ainsi la revalorisation de 10% de la valeur du point d'indice et l'ouverture de discussions sur les grilles indiciaires, de plus en plus tassées, menant à une Smicardisation. Mais pour l'instant, rien. En revanche, fulmine Christian Grolier, «on réduit les droits des agents!». En matière d'autorisations spéciales d'absence (ASA) notamment. «Il s'agit surtout de se mettre en règle [en répondant à l'injonction du Conseil d'État rappelant la loi de Transformation de 2019, NDLR] et de préserver les enjeux de continuité du service public sans coût budgétaire et humain supplémentaire», dénonce l'Union interfédérale. À titre d'exemple, il n'y aurait plus que quatre jours d'ASA au lieu de cinq en cas de mariage ou Pacs; les droits concernant la garde d'enfants seraient individualisés et cette garde ne serait possible que jusqu'aux quinze ans d'un enfant et non plus seize. Par ailleurs, il n'y aurait plus que trois jours d'ASA pour un enfant de douze à quinze ans et non plus six comme pour ceux âgés de zéro à onze ans. Cette « réduction de droits est inacceptable », a réagi FO-Fonction publique, dénonçant aussi l'attaque des conditions d'accès et de renouvellement du temps partiel thérapeutique.