Le 14 octobre, les organisations syndicales et patronales gestionnaires de l'Agirc-Arrco ont finalement trouvé un accord : les 14 millions de retraités du régime privé verront leur pension complémentaire augmenter de 1,4% à partir du 1er novembre. Pour FO, qui souhaitait une revalorisation de 1,9%, au plus haut de la fourchette possible, cette augmentation reste insuffisante. La confédération a toutefois décidé de signer : On ne pouvait pas repartir sans un accord. Il fallait absolument que les retraités du régime aient une revalorisation pour faire face au coût de la vie. Surtout après une année blanche
, explique Séverine Privat, secrétaire confédérale FO chargée des retraites. L'an dernier, faute d'accord avec le patronat, les pensions de l'Agirc-Arrco n'avaient en effet pas été revalorisées.
Âpres négociations
Cette revalorisation de 1,4% n'apporte qu'une réponse partielle mais permet de renouer avec l'évolution régulière des pensions, estime FO. Elle n'aura pas été facile à obtenir. Les négociations ont été difficiles, rapporte Séverine Privat : Le patronat est d'abord arrivé avec une proposition de 1,2%, puis de 1,4% maximum. Il ne voulait pas aller plus loin.
Selon l'Agirc-Arrco, pour 2026, sur la base d'une inflation hors tabac estimée à 2% et d'une progression prévisionnelle du salaire moyen par tête de 1,9%, la revalorisation pouvait ainsi être comprise entre 1,2% et 1,9%. L'issue de ces négociations respecte les règles de l'accord Agirc-Arrco, signé par FO. Pour garantir l'équilibre du régime à long terme, celui-ci prévoit que les pensions soient sous-indexées (de 0,4 point maximum). Le conseil d'administration peut ainsi décider d'un taux de désindexation en deçà. Il doit toutefois veiller à ce que la revalorisation finale ne dépasse pas l'évolution du salaire moyen par tête, soit + 1,9% cette année.