Sur fond de difficultés financières, la régie de quartier de Grenoble, dans le secteur de Villeneuve, entend supprimer prochainement ses onze postes de correspondants de nuit. Des salariés qui assurent notamment une mission de médiation avec les habitants. Les syndicats, dont FO, contestent cette décision et soulèvent la problématique des financements. Ce qui renvoie plus largement aux injonctions d'économies sur leurs dépenses adressées aux collectivités territoriales par le gouvernement. Le 6 octobre, les salariés de la régie étaient en grève.
A l'appel d'une intersyndicale dont fait partie FO, les salariés de la régie de quartier de Grenoble (Isère), dans le secteur de Villeneuve, étaient en grève le 6 octobre. Ils se sont rassemblés devant le site, dénonçant la suppression de onze postes de «correspondants de nuit». Des correspondants qui assurent notamment un rôle de médiation sociale important avec les habitants. Mais lors d'un CSE extraordinaire de la structure le 23 août, la direction a annoncé la suppression prochaine de cette activité. On nous a dit que ce service n'aurait plus de financement de la part de la ville de Grenoble. Aucune piste n'a été explorée pour maintenir les emplois ou reclasser les salariés. Nous demandons l'ouverture d'une négociation à ce sujet et des engagements précis
explique Sonia Yassia, DS FO au sein de la régie qui compte 75 emplois.
Révélateur d'une situation nationale
Les syndicats demandent aussi plus de transparence concernant les comptes de la régie de quartier financée par des fonds de l'État mais aussi, entre autres, par la ville et la métropole de Grenoble. Inquiets pour l'avenir de la structure, actuellement en déficit, les syndicats demandent à rencontrer les financeurs locaux, dont la ville de Grenoble. En mai, le commissaire aux comptes de l'association avait alerté sur la situation de la régie, en déficit de 160 000 euros pour un budget de 2,7 millions d'euros. Ce qui se passe ici est révélateur
de la situation à l'échelon national, dénonce Pascal Corbex, secrétaire général de la FNAS-FO, venu soutenir les salariés On supprime des postes dans les associations d'insertion, lesquelles sont fragilisées par les coupes budgétaires qui s'accentuent
. La conséquence de finances locales de plus en plus contraintes par «l'effort» national sur les finances publiques. En 2027, les économies demandées aux collectivités territoriales seraient ainsi à hauteur de sept milliards d'euros s'alarmait le 30 septembre le Comité des finances locales.