À Berlin, un centre de compétences a été inauguré dans le but d'accompagner la mise en œuvre du devoir de vigilance des entreprises et de soutenir les syndicats dans leurs revendications fondées sur ce droit récemment adopté en Europe.
U n centre de compétences pour que les droits humains soient respectés, et ce par l'activation du devoir de vigilance, vient d'être créé à Berlin. Son objectif est d'aider les syndicats de travailleurs dans le monde à tirer le meilleur parti possible des récentes législations allemande et européenne pour garantir ou améliorer les droits des travailleurs dans les chaînes de valeur mondiales. L'Allemagne s'est en effet dotée en 2023 d'un texte qui exige des entreprises de plus de mille salariés de s'organiser afin de vérifier que les droits de l'Homme sont respectés dans toute la chaîne de sous-traitance, mais aussi de prendre les mesures nécessaires pour atténuer et prévenir les risques d'abus en la matière et d'atteinte à l'environnement. Une législation européenne semblable a quant à elle été adoptée en 2024, même si une décision du Parlement européen en novembre 2025 en a amoindri la portée.
Renforcer les compétences syndicales
Le centre se fixe trois objectifs stratégiques. Le premier consiste, à l'aide d'un service d'assistance notamment, à renforcer les compétences des syndicats dans les pays dotés de lois relatives au devoir de vigilance et dans l'ensemble des chaînes d'approvisionnement mondiales. Le second sera de soutenir des interventions stratégiques fondées sur le devoir de vigilance dans des secteurs prioritaires comme la confection textile ou les mines, pour améliorer les conditions des travailleurs. Le troisième sera de développer un plaidoyer à l'intention des décideurs politiques et des entreprises.
Ce centre est une initiative des fédérations syndicales internationales UNI Global Union et IndustriALL, du DGB (confédération syndicale allemande) et de la fondation Friedrich-Ebert. Il est soutenu par le gouvernement allemand via ses services de coopération internationale. En collaborant avec d'autres syndicats mondiaux, nous pouvons combler le fossé entre les syndicats des pays d'origine de ces lois (...) et ceux des chaînes d'approvisionnement où les violations des droits de l'Homme sont les plus fréquentes
, a déclaré Atle Hoie, secrétaire général d'IndustriALL.


