Deux nouveaux secrétaires généraux viennent de prendre les rênes d'UD, dans la Meuse et en Loire-Atlantique. Portraits de militants engagés qui portent haut la voix de FO.
Dans la Meuse
Séphie Schweitzer veut accentuer la visibilité de FO
Séphie Schweitzer, 45 ans, a été élue en juin 2026 secrétaire générale de l'UD FO de la Meuse. Technicienne-conseil à la CAF depuis 2009, elle s'est engagée syndicalement à la suite d'un projet de réorganisation. La direction voulait introduire plus de polyvalence. Mais je ne voulais ni faire un autre métier, ni prendre la place de mes collègues
, explique la militante.
Elle se tourne vers FO, le syndicat le plus actif
. Au départ du délégué, elle reprend le flambeau, puis exerce des mandats aux niveaux départemental et national, au sein de sa fédération. À ses proches qui s'étonnent de son engagement, Séphie rappelle avec humour qu'elle était déléguée de classe en sixième. Je voulais déjà être porte-parole et aider les autres, j'avais la fibre
, raconte-t-elle.
Relancer des formations
Avec le bureau de l'UD, l'énergique secrétaire générale ne manque pas de projets à plus ou moins long terme. Sur le plan du développement, elle souhaite améliorer la communication et la visibilité de FO pour qu'on nous voie et qu'on vienne nous voir
. L'équipe ira signer des PAP pour les élections CSE dans les entreprises où FO n'est pas implantée et on laissera des affiches
, prévient la militante. Cela passe aussi par une présence accrue dans les médias, la promotion des actions de FO-Jeunes, un contact téléphonique avec les militants isolés…
Elle souhaite aussi relancer des formations, et aborder notamment les questions de maladies professionnelles et d'accidents du travail. Pour parler prévention et assurance, ce sont des préoccupations que j'avais dans le boulot. Mais aussi faire des petits modules sur l'IA ou la réalisation d'un tract. On doit aller vers les gens pour qu'ils ne nous contactent pas juste quand ça ne va pas
, espère Séphie Schweitzer.
Avec l'UD FO de Loire-Atlantique
Adrien Leclerc se bat pour la défense des intérêts de tous les travailleurs
L e syndicalisme pour moi c'est par définition interprofessionnel
, résume Adrien Leclerc, 45 ans, élu le 11 juin dernier à la tête de l'UD de Loire-Atlantique. Attaché principal d'administration dans un collège, il a ressenti tôt la nécessité de s'engager. À la fois étudiant et salarié précaire j'ai compris que je ne devais pas rester isolé et que l'action collective était nécessaire.
Fonctionnaire territorial puis d'État, il travaille d'abord dans l'enseignement supérieur à Besançon et adhère au SNPREES-FO en 2007. Après un passage dans le Haut-Rhin, il déménage à Nantes en 2013. Dès 2015, il est rédacteur en chef de L'Ouest syndicaliste. Il entre au bureau de l'UD en 2018 et en devient secrétaire adjoint en 2022.
La fiche de paie mais pas seulement...
La question des salaires ― nous sommes le syndicat de la fiche de paie ― est fondamentale mais pas suffisante
, poursuit-il pour illustrer la profondeur de son engagement. Le syndicalisme doit avoir des positions sur de nombreux sujets. Car que faire des millions de gens privés d'emploi, de ceux qui vivent dans la précarité, des travailleurs ubérisés ou victimes de discriminations?
De toutes les luttes menées, Adrien reste marqué par celle qui a débouché sur l'extension de la prime dite Ségur. La mobilisation contre la réforme des retraites en 2023 ou celles pour le maintien du tissu industriel (Saunier Duval en 2024 ou ArcelorMittal à l'automne dernier) sont aussi pour lui des moments forts. Sans oublier une récente victoire remportée par l'UD : la levée d'OQTF d'une aide-soignante en Ehpad, assortie d'une autorisation de travail. Parce que nous défendons les intérêts de tous les travailleurs.


