Atteinte au 1er Mai et au droit de grève : FO dénonce deux propositions de loi

Rédigé le 10/02/2026
par Ariane Dupré, L'inFO militante

Modification des règles sur le travail le 1er Mai et restriction du droit de grève dans les transports publics : deux propositions de loi conçoivent l'attaque des droits des travailleurs. Les organisations syndicales, FO en tête, s'opposent à des régressions inadmissibles.

L e 1er Mai est le seul jour férié chômé et payé en France, sauf exceptions pour certaines activités, notamment les hôpitaux ou les transports. C'est à l'acquis majeur du 1er Mai que s'attaquent des parlementaires. Ainsi, une proposition de loi (PPL), déjà adoptée par le Sénat en avril dernier, vise à étendre les dérogations à certains commerces (fleuristes, boulangers, commerces alimentaires…), qui pourraient donc ouvrir le 1er Mai.
Les salariés pourraient travailler ce jour-là (et être payés double), sur la base du volontariat, prévoit la PPL. Celle-ci, émise dans le cadre d'une niche parlementaire, n'a finalement pas été examinée à l'Assemblée le 22 janvier. Mais elle sera reprise par un autre groupe parlementaire, qui veut la soumettre au vote le 10 avril prochain. Cette remise en cause du 1er Mai est inacceptable, ont souligné huit organisations syndicales, dont FO, dans un communiqué commun. Elles dénoncent ainsi une attaque des droits des travailleurs et appellent les députés à s'y s'opposer.

Nouvelle offensive contre le droit de grève dans les transports

 Ce projet d'établir une liste d'établissements visés constitue une brèche dangereuse dans la précieuse exceptionnalité du 1er Mai. Or, à chaque fois qu'un principe est remis en cause, la dérogation s'étend progressivement à tous. Le travail le dimanche en est l'illustration, fustigent-elles.

Autre attaque : le 15 janvier, les députés ont approuvé en commission du développement durable et de l'aménagement du territoire une proposition de loi visant à restreindre le droit de grève dans les transports publics. Celle-ci, déjà adoptée par le Sénat en avril 2024, doit encore passer l'examen de l'Assemblée (elle non plus n'a pas été examinée le 22 janvier). Le texte propose de suspendre le droit de grève dans les transports publics jusqu'à trente jours par an. La durée des préavis de grève serait aussi limitée à trente jours.  Cette nouvelle attaque contre le droit de grève est inadmissible, a réagi FO, qui demande aux parlementaires et au gouvernement de rejeter cette proposition de loi.