Comme dans de nombreux secteurs professionnels, dans la branche du froid la revalorisation du Smic de 2,41% au 1er juin a rebattu les cartes des dernières négociations. Celles-ci avaient pourtant donné satisfaction. Les discussions ont commencé à 0,8%, raconte Nathalie Capart, secrétaire fédérale chez FO Métaux. Il a fallu qu'on bataille pour obtenir 1,2% de hausse sur l'ensemble de la grille. On était alors bien au-dessus du Smic, autour de 40 euros de plus pour le premier échelon.
Alors que le salaire minimum s'élève désormais à 1 867,02 euros brut mensuels, le premier niveau de la grille n'est plus que 5 euros au-dessus du Smic pour les techniciens frigoristes. De quoi activer la clause de revoyure prévue dans l'accord. La première réunion de cette nouvelle série aura lieu le 30 juin. Objectif : retrouver un écart entre le Smic et le premier niveau similaire aux précédentes avancées.
Une branche comptant beaucoup de TPE
Il faut quand même rendre la branche attractive, vu les conditions de travail : rester longtemps dans des frigos, poser des climatisations par tous les temps, etc.
, explique Nathalie Capart. Pour les près de 35 000 salariés du froid, ces négociations sont d'autant plus importantes que leur secteur est composé à 80% de TPE. On essaye toujours de créer un écart avec le Smic, car les salariés ne peuvent compter que sur la branche : il n'y a généralement pas d'organisations syndicales dans leurs entreprises.


