Dans la branche 3D, qui regroupe les entreprises de désinfection, désinsectisation et dératisation et qui emploie près de 7 000 personnes, le premier niveau, le plus bas de la grille salariale, est désormais dépassé par le Smic et le second niveau est juste au-dessus. La question de la revalorisation des salaires doit être abordée début juillet avec les employeurs. La FEETS-FO revendique une hausse de 3,5% sur toute la grille, avec effet rétroactif au 1er mai 2026.
Manque d'attractivité
En janvier dernier, FO avait été la seule organisation à avoir refusé de signer les augmentations salariales pour 2026 proposées par la chambre patronale. La hausse était de 1,2% pour le premier niveau, puis dégressive ensuite, ce qui était largement insuffisant. Pour tenter de nous amadouer, les employeurs avaient augmenté le panier repas et l'ancienneté. Mais pour nous, c'est le salaire qui importe, pas les à-côtés
, explique Malvina Caubère, secrétaire fédérale chargée du secteur.
Dans cette branche, constituée de trois grosses entreprises et de nombreux petits indépendants, les négociations salariales sont très compliquées. La chambre patronale met le sujet à l'ordre du jour mais décide ensuite unilatéralement une hausse d'environ 1%
, dénonce la négociatrice.
Dans ce secteur méconnu mais essentiel, les conditions de travail sont difficiles, et pas seulement du fait de l'exposition aux produits chimiques et de la proximité avec des rats ou des insectes. Les salariés sont pour beaucoup des itinérants, qui font beaucoup de route, avec des horaires étendus et des objectifs parfois difficiles à atteindre. Les employeurs se plaignent du manque d'attractivité des métiers, mais le salaire y participe
, poursuit Malvina Caubère qui espère que cette fois, les revendications de la FEETS-FO seront entendues.


