Les évènements météorologiques extrêmes affectent la santé et le revenu des employés de sécurité et des agents de propreté. Une étude d'Uni Global chiffre les conséquences du dérèglement climatiques dans 21 pays du monde.
Plus de six agents d'entretien ou de sécurité sur dix dans le monde affirment que les conditions météorologiques extrêmes rendent leur travail plus difficile ou plus dangereux. C'est le résultat d'une enquête menée par la confédération syndicale internationale UNI Global auprès de 5857 travailleurs répartis sur cinq continents et dans 21 pays. Inondations, températures extrêmes (majorant parfois des pollutions), tempêtes, cyclones ont un impact significatif sur leur quotidien. Et les pays du Sud ne sont pas les seuls concernés par ces problèmes. Ainsi, en Finlande, des travailleurs ont rapporté travailler dans des bâtiments abritant des machines où les températures dépassent 50 degrés. En Irlande, des employés de sécurité déclarent devoir réaliser des rondes extérieures en période d'alerte rouge météo.
71% des personnes interrogées ont déclaré souffrir d'au moins un problème de santé lié au fait de travailler dans des conditions extrêmes. Fatigue, déshydratation, maux de tête et vertiges sont les plus fréquents. D'autres sont victimes d'affections respiratoires, de douleurs articulaires, de chutes de tension…
Plus d'un tiers des travailleurs exposés à des pertes de revenus
Par ailleurs, 35% des personnes interrogées ont déclaré une perte de revenu parce qu'elles n'ont pas pu se rendre au travail ou travailler en raison d'un évènement climatique extrême. Une conséquence cette fois particulièrement présente dans les pays moins développés : 64% des travailleurs kenyans interrogés ont ainsi subi une baisse de revenu, 71% des travailleurs malawites, et 78% des travailleurs ougandais. Ces travailleurs assurent la propreté des hôpitaux, la sécurité des aéroports et le bon fonctionnement des immeubles de bureaux, Ils méritent le même devoir de diligence que n'importe quel autre salarié.
La confédération a formulé des recommandations à l'égard des employeurs, des syndicats et des gouvernements. Pour ces derniers elle revendique notamment d'étendre le droit aux congés payés pendant les périodes d'urgence météo et d'inclure des protocoles obligatoires relatifs au stress thermique dans leur législation sur la sécurité et la santé au travail.


