Les syndicats montent à nouveau au créneau pour défendre le 1er Mai, chômé et payé, selon le Code du travail. Dans un courrier du 3 mars, les huit organisations syndicales, dont FO, demandent aux députés de rejeter la proposition de loi (PPL) visant à permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er Mai
, et qui doit être examinée à l'Assemblée le 10 avril, dans le cadre d'une niche parlementaire. Ils critiquent l'obstination
des promoteurs du texte. Une précédente tentative de présenter le texte à l'Assemblée avait déjà eu lieu le 22 janvier, où il n'avait pas été examiné faute de temps. Les syndicats avaient alors dénoncé un projet dont l'objet n'est rien de moins que la remise en cause du 1er Mai, seul jour férié obligatoirement chômé et rémunéré, et symbolique pour les travailleurs en France comme à l'international
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Une attaque dangereuse
Sous prétexte d'une insécurité juridique, cette PPL, adoptée le 3 juillet 2025 par le Sénat, veut en effet permettre à certains commerces (fleuristes, boulangers, commerces alimentaires…) d'ouvrir et de faire travailler leurs salariés le 1er Mai, sur la base du volontariat. Dans leur courrier, les syndicats dénoncent cette brèche dangereuse : À chaque fois qu'un principe est entamé, les dérogations s'étendent progressivement jusqu'à devenir la règle. Le travail du dimanche en est une illustration éclairante.
Ils appellent donc les députés à s'opposer à toute remise en cause du 1er Mai en rejetant cette proposition de loi.


