Le Premier ministre a reçu les organisations syndicales ce matin à Matignon.
FO a rappelé une nouvelle fois qu'elle condamne les exactions qui viennent à l'encontre des revendications et réaffirmé que le droit de manifester est un droit fondamental et absolu.
Pour FO, il est incompréhensible d'avoir attendu des mois avant que cette réunion ait lieu.
Des mois que nous alertons sur la situation des salariés confrontés à l'envolée des prix, aux pertes de pouvoir d'achat, aux salaires qui stagnent, au gel du point d'indice pour les agents publics, à la dégradation des services publics…
Des mois que nous alertons et que nous combattons l'austérité budgétaire. Des mois que l'exécutif est sourd aux revendications qui s'expriment.
Tout comme il semble sourd aux revendications des lycéens, qui sont les mêmes que celles des agents de l'éducation nationale. Les lycéens ne sont toujours pas entendus, sur leurs emplois du temps, leurs conditions d'études, l'état des établissements, l'abrogation de Parcoursup, véritable machine à trier les élèves, qui met en péril leur parcours étudiant et leur avenir professionnel.
Leurs revendications sont légitimes, il est temps aussi qu'ils soient reçus et que des réponses leur soient apportées.
A l'issue de la réunion de ce matin, les réponses se font toujours attendre. Dans ce contexte, FO renouvelle son appel à la mobilisation et à la grève le 5 novembre pour l'augmentation des salaires, dans le public et dans le privé, le blocage des prix des produits de première nécessité, la défense des services publics.


