Secteur en pleine reconfiguration - Les salariés ne doivent pas payer l'ardoise

Rédigé le 06/10/2026
par FEC FO

Communiqué de la FEC-FO - Section Casinos & Clubs de Jeux

La Section Casinos & Clubs de Jeux FO alerte sur la mutation accélérée du marché français des casinos terrestres et sur ses conséquences possibles pour l'emploi.

Depuis 2019, le paysage des casinos français se transforme en profondeur. Des groupes industriels européens, dont Novomatic (Autriche), Merkur (Allemagne), Infiniti/DRGT et Gaming1/Circus (Belgique), s'implantent en France par rachats et par appels d'offres. Avec la reprise de JOA par Betclic et Banijay, effective fin 2026 (375 M€ de produit brut des jeux en 2024/2025, 33 établissements), celle de Vikings par Novomatic et celle de Stelsia, en cours, par Merkur, les opérateurs extérieurs aux groupes historiques du secteur pèseront un cinquième du marché français et exploiteront un établissement sur trois.

Cette bascule va encore s'accélérer. Selon les informations dont dispose la Section Fédérale FO, plus de vingt concessions, soit près de 17% du marché national, arrivent à échéance en 2027 et 2028, dont Lille, Lyon, Aix-en-Provence et les deux casinos niçois (le Ruhl et le Palais de la Méditerranée).

Depuis plusieurs années, FO alerte la partie patronale, et d'abord Casinos de France, sur les risques d'un modèle resté figé.

Le dispositif encore nébuleux JADE, présenté comme une expérimentation des jeux à distance, ne comporte à ce stade aucune garantie de maintien de l'emploi. Ce projet patronal aux contours particulièrement flous, qui vise surtout à permettre aux opérateurs historiques de préserver une large part du marché, n'engage de toute façon en rien les nouveaux entrants.»

Rien ne garantit qu'ils seront repris. Rien ne garantit non plus que l'automatisation des salles (cashless, gestion algorithmique, plateformes numériques) ne servira pas demain à justifier des suppressions de postes.

👉 FO demande que toute reprise de délégation et tout rachat capitalistique s'accompagnent de garanties sociales opposables et durables pour les salariés, et pas seulement de déclarations d'intention.