Pour la plupart d'entre nous, c'est un mot qui est au cœur de nos vies, depuis l'enfance jusqu'au grand âge : «travaille bien à l'école», «t'as trouvé du travail?», «avant la retraite, je travaillais à l'hôpital» . Pour autant, il recouvre des réalités bien diverses qui se retrouvent dans la pluralité de ses sens.
L'ouvrage en évoque trois grands types :
– le travail comme activité humaine, l'exécution d'une tâche non naturelle, qui demande des efforts et implique non seulement le physique mais aussi l'esprit, l'émotion, le rapport à l'autre;
– le travail comme production tangible, comptable, utile;
– le travail comme rapport social, le salariat, outil de subordination des uns par les autres.
L'étude de ce mot dans l'Histoire permet de mesurer son évolution en relation avec celle des activités humaines et de comprendre que ce vocable est le fruit d'une construction sociale, politique et économique.
Cela engendre une forte catégorisation des individus, un enjeu social, un rapport de force, des luttes. Le travail prend alors une dimension existentielle, objet d'injonctions contradictoires, avec un périmètre parfois fluctuant.
L'arrivée de l'IA dans nos vies professionnelles comme personnelles questionne un peu plus notre rapport au travail et la quête de sens de plus en plus associée.
La réponse apportée à ces nouveaux enjeux sera révélatrice d'un choix de société à l'avenir.
Marie-Anne Dujarier
Éditions Anamosa – 109 pages, 9 euros


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