La verrerie Duralex, reprise en août 2024 par ses salariés sous forme de société coopérative ouvrière de production (Scop), fait face à de nouvelles difficultés financières. L'entreprise, située à La Chapelle-Saint-Mesmin, dans le Loiret, a été placée en redressement judiciaire le 1er juin, pour la cinquième fois de son histoire.
Elle cherche désormais un repreneur. Le plan de cession a été validé le 2 juillet par le tribunal de commerce d'Orléans. Les candidats ont jusqu'au 6 août pour déposer leur dossier. Les offres seront examinées lors d'une audience le 17 septembre.
Le tribunal nous a accordé une période d'observation jusqu'en septembre, c'est une décision plutôt favorable. On s'auto-finance. On avait du stock en vrac. On a rassemblé les équipes pour faire du conditionnement et expédier les commandes
, explique Gualter Teixeira, secrétaire du syndicat FO et administrateur, qui a lui aussi investi dans l'entreprise.
Tensions de trésorerie
La production, arrêtée début juin pour faire baisser les charges, a redémarré sur une ligne fin juin. Pas mal de personnes se montrent intéressées par une éventuelle reprise
, souligne le militant, même si aucun nom n'a encore été dévoilé.
L'entreprise, qui emploie 443 salariés, explique ses difficultés par des tensions de trésorerie
, dues notamment à une hausse du stock très importante début 2026, couplée à des ruptures sur des produits emblématiques, ainsi qu'une hausse croissante des coûts de l'énergie et des matières premières.
Des questions se posent aussi concernant la bonne gestion de l'entreprise. Un audit financier commandé par le ministère de l'Industrie a été lancé en mai dernier. L'ancien directeur général et son fils, directeur financier, avaient été licenciés en avril.
Duralex, fondée en 1945, bénéficie d'une très grosse popularité auprès du grand public. À l'automne dernier, elle avait lancé une levée de fonds pour diversifier sa production. Son objectif de lever 5 millions d'euros avait été atteint en six heures.


