Au contraire des ménages, les entreprises pleines de confiance dans l'avenir

Rédigé le 03/03/2026
par Valérie Forgeront, L'inFO militante

En janvier 2026, note l'Insee, la confiance des ménages (dans l'économie, leurs possibilités financières, l'emploi…) est restée «stable» sur un mois. Mais à bas niveau. L'indicateur économique, synthétisant différents paramètres, affiche 90. Il est donc bien inférieur à la moyenne de longue période calculée depuis 1987 et fixée à 100. Cela montre les craintes et la prudence qui perdurent chez les ménages. L'indicateur avait plongé lors de la crise Covid en 2020, puis en 2021 lors de celle de l'énergie. Depuis, il n'est jamais repassé au-dessus de la moyenne.

Le «regain d'optimisme» des patrons

Autre catégorie, autre ambiance... Du côté des entreprises, la confiance reprend des couleurs et renoue avec des scores oubliés depuis 2022. En janvier, l'indicateur (selon l'enquête de Tradingeconomics auprès de 4000 entreprises) a grimpé à 105,20 contre 102,30 en décembre. Donc au-dessus de la moyenne de 100. Cette confiance, dans l'économie et dans les perspectives pour les entreprises, perdurerait au moins jusqu'en fin d'année. Ce «regain d'optimisme» est aussi la conclusion de la «grande consultation» menée en janvier dernier par le réseau des CCI auprès d'entrepreneurs. Lesquels font part aussi de leurs demandes. Ils pressent ainsi le gouvernement d'agir sur différents thèmes et en priorité sur la fiscalité. Soixante et un pour cent des patrons le souhaitent, note l'enquête, indiquant que «les charges réglementaires sont (…) considérées comme le frein majeur au développement économique». Rappelons que ce que les patrons qualifient de «charges», ce sont en réalité les cotisations sociales employeurs, lesquelles bénéficient – qui plus est sans condition – d'un système d'allègements induisant pour les comptes sociaux un manque à gagner de près de 80 milliards d'euros par an.