Comme chaque année, Ipsos et l'Association nationale des épiceries solidaires (Andès) ont interrogé un échantillon représentatif de 1 000 travailleurs pauvres ou précaires à propos de leur alimentation. Résultat : un travailleur pauvre sur deux déclare se restreindre sur les quantités de nourriture. Selon cette enquête, 49% sautent plusieurs repas par semaine et 19% le font souvent ou très souvent (contre 16% en 2025) et 27% se sont déjà sentis obligés de récupérer de la nourriture – restes de cantine ou nourriture jetée, par exemple – (contre 30% en 2025).
Des familles sous pression
Par ailleurs, 37% de ceux qui sont parents déclarent être souvent contraints de restreindre leurs enfants pour des raisons économiques (contre 33% en 2025) et 14% ne peuvent souvent ou très souvent pas les faire manger à leur faim, tandis que 13% sont contraints de leur faire sauter des repas. L'enquête révèle également que 54% des parents se passent de repas pour permettre à leurs enfants de manger, 31% le faisant souvent ou très souvent (contre 22% des parents travailleurs pauvres ou précaires). Parmi les foyers monoparentaux, 66% sont contraints de se restreindre à propos de leur alimentation en raison de leur situation financière (contre 57% en 2025, et 49% de l'ensemble des parents travailleurs pauvres ou précaires). Face à ces situations dramatiques, comment ne pas rappeler la pertinence des revendications de FO pour des emplois non plus précaires mais pérennes, permettant à chaque travailleur de vivre dignement de son salaire. Ce qui implique aussi des augmentations massives.


