Communiqué de la FGTA-FO
Malgré nos alertes, le Gouvernement passe en force : la FGTA-FO engage un recours devant le Conseil d'État.
La FGTA-FO dénonce avec force la publication de l'arrêté du 20 août 2026 relatif à l'hébergement des travailleurs agricoles, qui étend à quatre départements supplémentaires : la Côte-d'Or, le Rhône, la Saône-et-Loire et l'Yonne la possibilité d'héberger sous tentes des travailleurs saisonniers agricoles recrutés pour une durée inférieure à un mois.
À quelques jours du début des vendanges, nous prenons cette décision comme une véritable provocation.
La FGTA-FO avait pourtant alerté le Gouvernement sur les conséquences de ce projet et demandé son retrait ainsi que l'ouverture d'une véritable concertation avec les représentants des salariés.
Le Gouvernement n'a pas entendu les organisations syndicales et a choisi de passer en force. La FGTA-FO ne renonce pas, et face à cette décision, nous engageons donc un recours devant le Conseil d'État afin de contester cet arrêté.
Les travailleurs saisonniers sont des salariés à part entière, leur contrat est temporaire, leurs droits ne le sont pas. Ils doivent pouvoir bénéficier de conditions d'hébergement dignes, permettant de garantir leur santé, leur sécurité, leur repos, leur hygiène et leur vie privée. Les difficultés de logement lors des périodes de forte mobilisation de travailleurs saisonniers ne peuvent justifier la banalisation de l'hébergement sous tentes.
Cette exigence est d'autant plus forte que les épisodes de fortes chaleurs et les risques climatiques se multiplient, et que les travailleurs agricoles sont déjà exposés à des conditions de travail particulièrement difficiles. Nous refusons que l'hébergement sous tentes devienne progressivement une solution ordinaire pour loger les travailleurs agricoles.
Le combat que nous engageons aujourd'hui est aussi celui des prochaines campagnes agricoles, nous resterons pleinement mobilisés dans les semaines à venir pour veiller aux conditions d'hébergement des saisonniers. Nous continuerons à demander aux pouvoirs publics de travailler à de véritables solutions d'hébergement dignes, adaptées et pérennes pour les travailleurs saisonniers.
Nous avions prévenu en demandant le retrait, le Gouvernement a choisi de passer outre, nous allons maintenant agir en commençant par le terrain juridique.
La dignité, la santé, la sécurité et le repos des travailleurs agricoles ne sont pas négociables.


