Branches ou entreprises : FO obtient des revalorisations salariales

Rédigé le 23/04/2026
par Ariane Dupré, L'inFO militante

Chez Amazon transports, chez RATP Cap Île-de-France, ou encore concernant les minima conventionnels dans les branches, FO a récemment signé plusieurs accords revalorisant les salaires. Exemples d'avancées obtenues par une action déterminée.

A lors que l'inflation repart et impacte douloureusement le pouvoir d'achat, FO a récemment négocié et signé des accords importants pour l'augmentation des salaires. Illustration : chez Amazon transports (6 500 salariés), l'accord sur les NAO 2026, signé le 24 mars par deux syndicats dont FO, prévoit une augmentation générale des salaires horaires de 1,8% au 1er mai. Amazon ayant mis fin au versement d'une prime de partage de la valeur (1 000 euros par salarié), nous voulions absolument qu'une partie de cette prime soit intégrée dans les salaires. Nous avons obtenu que la moitié du montant versé par salarié soit réinjectée dans ces augmentations salariales, explique Djamila Ainaoui, DSC FO chez Amazon transports. Chez RATP Cap Île-de-France, la filiale de la RATP qui gère les appels d'offres dans le cadre de l'ouverture à la concurrence du réseau des bus, un accord important sur les rémunérations des conducteurs a été conclu le 30 mars. Il s'appliquera aux 14 000 conducteurs de bus qui seront transférés vers les sociétés de la RATP exploitant des bus en petite et grande couronne. L'accord acte une continuité de salaire minimum entre l'Épic RATP et les nouvelles sociétés (2 236 euros brut par mois pour un conducteur). Pour les salariés embauchés après le 1er janvier 2023, on a réussi à négocier 80 euros en plus par mois. Nous voulions une solution pour ces personnes récemment embauchées, qui n'étaient pas couvertes par un accord de 2023 sur les augmentations salariales, explique Hani Labidi, DSC central FO du groupe RATP pour le réseau des bus. Autre aboutissement de revendication pour FO : les évolutions de salaires, individuelles, ne diminueront pas le montant de l'indemnité différentielle dont bénéficie un salarié de l'Épic RATP transféré dans une autre société, ce qui garantit ainsi le niveau de rémunération. C'est une victoire, car avant, ces évolutions de salaires réduisaient cette indemnité différentielle. Là, tout sera additionné. Ça permettra aux salariés de ne pas perdre en salaire, souligne le DSC.

Coup de pouce aux minima conventionnels

Dans les branches, FO a récemment obtenu de bonnes avancées, pour 2026, sur les minima conventionnels. Dans le commerce de gros, après avoir ferraillé avec le patronat, la FGTA-FO a signé le 25 mars un accord sur les salaires minima qui prévoit une augmentation de 1,25% sur toute la grille. C'est un peu au-dessus de la hausse du Smic et tous les niveaux de la grille sont concernés. Il faut continuer à préserver le pouvoir d'achat de ces salariés, explique Angélique Bruno, secrétaire fédérale à la FGTA-FO. Dans la plasturgie, et après une année blanche pour les 115 000 salariés de la branche, la Fédéchimie FO a signé un accord le 19 février sur les minima conventionnels. Il revalorise de 1,8%, en 2026, les dix coefficients des ouvriers, techniciens et agents de maîtrise, et de 1,9% les cinq coefficients cadres. On savait qu'il serait très difficile d'obtenir le rattrapage total de l'année blanche en 2025. On a quand même réussi à négocier des revalorisations correctes pour cette année et à ramener le premier niveau de la grille à 6 euros au-dessus du Smic, se réjouit Emmanuel Balbrick, secrétaire fédéral au sein de FO-Chimie. Dans un secteur où 80% des entreprises comptent moins de 50 salariés, c'est cet accord sur les minima de branche qui va s'appliquer en 2026. Il est donc très important, souligne le militant.