Les prix des carburants s'envolent à nouveau. Le SP95-E10 dépasse désormais les 2,10 euros le litre en moyenne, tandis que le gazole se situe autour de 2,26 euros.
Pour les salariés, ce n'est pas une statistique de plus : c'est une ponction directe sur le pouvoir d'achat. Alors que le litre dépasse les 2 euros, les salariés n'ont pas à choisir entre remplir leur réservoir, remplir leur réfrigérateur ou payer leurs factures.
Les tensions internationales et la hausse des cours du pétrole expliquent une partie de cette flambée. Elles ne peuvent cependant pas servir éternellement de réponse à une question simple : jusqu'où faudra-t-il laisser monter les prix avant d'agir réellement?
Force Ouvrière réaffirme sa revendication d'un blocage du prix des carburants à 1,50 euro le litre, ainsi que la nécessité d'agir sur la fiscalité lorsque l'envolée des cours conduit les prix à des niveaux insupportables.
Cette nouvelle flambée rappelle surtout une réalité : pour des millions de salariés, prendre sa voiture pour aller travailler n'est pas un choix. Quand il n'existe pas de transport collectif adapté, quand le lieu de travail est à 20, 30 ou 40 kilomètres du domicile, il faut bien faire le plein. Se déplacer pour travailler ne doit pas devenir un luxe.


